Voeux du Consul général de France à Chicago le 18 janvier 2008.

JPEG Avec mon épouse Béatrice, je vous remercie de votre sympathique participation à cette réunion de début d’année. Réunion de famille en quelque sorte, car nous sommes un peu contraints par la dimension de ces lieux, contrainte que je crains d’avoir aggravée, et je m’en excuse, en raison de mon intérêt pour la musique classique. Je n’en suis que plus heureux de saluer quelques unes des personnalités qui sont ici ce soir : Brett August, Président du Comité Paris - Chicago, Charles Balesi, Conseiller des Français de l’Etranger, Hervé de la Vauvre, Président de l’Alliance française de Chicago, Bernard Quancard, Président de la Chambre de Commerce franco-américaine, Alain Weber, Directeur du Lycée Français, Silvio Schmidt, Directeur général d’Air France, Patrick Filatre, Directeur Général du Sofitel O’Hare. Je voudrais aussi remercier de leur présence mes collègues au sein de la chancellerie consulaire, du service de presse, du service de coopération et d’action culturelle et de la Mission Scientifique, de la Mission Economique et d’Invest in France.

A tous, je souhaite du fond du cœur une excellente année 2008. Que ce soit une année faste pour chacun d’entre vous : qu’elle vous donne beaucoup de bonheur au plan personnel, et qu’elle vous permettre de réaliser vos projets. Que vous soyez mes collaborateurs au sein des services du consulat ou des partenaires proches, je voudrais vous dire très sincèrement tout le plaisir que j’ai à travailler avec vous.

J’aime bien la formule des vœux à la française car elle permet de dresser un rapide bilan de l’année écoulée et d’évoquer quelques perspectives pour l’année à venir. Je vais donc - je ne serai pas trop long, je vous le promets - sacrifier devant vous à la tradition.

Pour 2007, je retiens que nous avons eu la chance d’être impliqués dans deux événements majeurs qui ont marqué tant la vie politique de notre pays que la relation franco-américaine.

Je veux parler, en premier lieu, de l’élection présidentielle. Celle-ci a été marquée au plan national par trois grandes caractéristiques : la qualité des débats qui ont précédé le vote, la très forte participation démocratique et la netteté du résultat puisque les Français ont clairement donné à Nicolas Sarkozy un mandat pour le changement.

Nous avons participé, dans le Midwest, à cette dynamique : campagne d’information, ouverture de deux nouveaux bureaux de votes l’un à Detroit et l’autre à Cincinnati, et surtout multiplication par quatre du nombre de votants par rapport à l’élection de 2002. Les élections se sont déroulées dans un excellent climat républicain. Et ce fut un honneur personnel que d’avoir présidé le bureau de vote de Chicago, au Lycée français.

Le deuxième événement auquel je voudrais faire référence est évidemment le nouvel élan donné par le nouveau président français à la relation franco-américaine. Ce nouvel élan a été abondamment commenté et je peux témoigner comme vous tous qu’il a été particulièrement bien vécu ici, sur le terrain, à Chicago et dans le Midwest.

Nous nous sommes efforcés de relayer cet élan en participant ou en soutenant plusieurs initiatives :

D’abord la visite à Chicago de l’Ambassadeur Jean-David Levitte, qui fut sa dernière avant de rejoindre le Président Sarkozy en tant que conseiller diplomatique

Ensuite le déplacement en septembre dernier à Paris du Maire de Chicago pour le dixième anniversaire de l’accord de jumelage Paris Chicago. Nous nous sommes employés à faciliter cette visite qui a été, je pense pouvoir le dire un grand succès et qui a d’ores et déjà été suivi en novembre par une visite à Chicago d’une délégation de la ville de Paris

Enfin, le travail collectif que nous avons fait au sein de ce consulat pour préparer l’intervention sur la relation franco-américaine que j’ai eu l’occasion de prononcer à Chicago devant le National Strategic Forum

Avant d’évoquer les sujets qui vont nous occuper ensemble en 2008, je voudrais dire un mot de la situation en France et tout spécialement des progrès dans la mise en œuvre des réformes. Il appartient bien sûr à chacun, en tant que citoyen français ou observateur extérieur, de se faire une opinion. Il me semble néanmoins souhaitable qu’au delà de la différence bien naturelle de nos sensibilités politiques, nous diffusions auprès de nos interlocuteurs américains l’image d’une France en mouvement, d’une France qui bouge, soucieuse de s’adapter à la mondialisation tout en préservant son socle social. Cette recherche d’équilibre, je n’hésiterai pas à dire d’harmonie, entre les réformes nécessaires sur le plan économique et la prise en compte de la dimension sociale, peut mettre être une source d’inspiration de ce côté de l’Atlantique, où l’on voit monter à l’occasion de la campagne électorale notamment, les préoccupations sur le régime de santé comme sur les conséquences des restructurations industrielles.

A une échelle beaucoup plus modeste, et pour ce qui concerne ce consulat, nous allons nous concentrer en 2008 sur six principaux objectifs.

Nous allons, en premier lieu, mettre en œuvre pour le Midwest les instructions qui nous ont été données par l’Agence de l’Enseignement pour le Français à l’Etranger concernant la prise en charge des frais de scolarité des élèves de Terminale - dès 2008 - et de Première - à partir de 2009. Ces instructions, vous le savez, font suite aux engagements pris par le Président de la République. Pour la mise en œuvre de ces orientations, le consulat va coopérer étroitement avec les établissement scolaires concernés, et tout spécialement le lycée français de Chicago.

En second lieu, notre nouvel ambassadeur, Pierre Vimont, nous a demandé, ainsi qu’à l’ensemble des consulats généraux aux Etats-Unis, de contribuer au travail de suivi et d’anticipation effectué par l’Ambassade dans le cadre de l’élection présidentielle américaine. Le raisonnement de l’Ambassadeur est qu’il est important de capitaliser sur le nouvel élan dans la relation franco-américaine que j’évoquais tout à l’heure. Pour cela, il est nécessaire de se préparer dès maintenant à la transition politique qui interviendra au début 2009 à Washington. Ceci passe par un suivi quotidien des événements de la campagne électorale et aussi par des contacts aussi étroits que possible avec les états-majors des candidats, c’est à dire avec les différents réseaux en compétition pour la conquête du pouvoir politique aux Etats-Unis.

Troisièmement, la France exercera la présidence de l’Union européenne au cours du deuxième semestre de l’année. Le président de la République a souligné toute l’importance qu’il attachait à cette responsabilité qui va nous incomber et défini nos grandes priorités : l’immigration, la défense, l’énergie et l’environnement en particulier. Il nous reviendra, à Chicago, d’animer le groupe des Consuls généraux et des consuls honoraires des pays de l’Union européenne (nous sommes plus d’un vingtaine) et de mieux faire connaître l’Union à nos interlocuteurs américains qui continuent - à tort me semble-t-il - à trouver compliqué et peu lisible le fonctionnement de l’Europe à 27.

En quatrième lieu, et en plein accord avec la Chambre de Commerce franco-américaine de Chicago, la mission économique, l’agence Invest in France et les anciens des grandes écoles françaises installés dans le Midwest, j’ai le projet d’établir un club des business leaders qui se réunira une fois par trimestre autour d’une personnalité économique reconnue. La formule que nous avons retenue est originale parce que nous proposerons, en quelque sorte, deux événements en un : l’un, sous la forme d’une conférence ouverte, qui sera organisé par la chambre de commerce ; et l’autre en cercle plus fermé : c’est l’idée du club dont je compte m’occuper plus particulièrement.

Mon cinquième point sera consacré aux nombreuses manifestations d’importance qui vont marquer, pour la communauté franco-américaine, l’année 2008. Je mentionnerai notamment : le gala de la chambre de commerce franco-américaine au mois de mars et de l’Alliance française de Chicago au mois de mai. Notre ambassadeur Pierre Vimont sera présent à ces deux événements. L’initiative prise par le Lycée français de Chicago en matière d’épreuves pré-olympiques interaméricaines est également remarquable. S’agissant du 14 juillet, je compte inviter très prochainement les principales organisations et associations franco-américaines à me rejoindre au sein d’un comité de pilotage dont le but sera d’examiner s’il est possible, en coordonnant mieux nos efforts, de donner une ampleur plus grande à notre fête nationale du « Bastille’s day », comme l’appellent nos amis américains

Pour finir, je voudrais dire un mot de la coopération culturelle franco-américaine dans le MidWest. Grâce aux nombreuses et remarquables institutions culturelles que compte la région, la culture française est présente dans les musées, les salles de concert et de cinéma. Les alliances françaises de leur côté, et notamment celle de Chicago contribuent de manière significative - et très appréciée - à la diffusion de la culture française. Mais faute de moyens, notamment financiers, nous laissons passer des opportunités, j’en ai été personnellement le témoin à plusieurs reprises. Par ailleurs, les instruments permettant de promouvoir la coopération culturelle entre la France et le Midwest sont en nombre limité. Il y a donc, à mes yeux, un bon argumentaire en faveur d’une fondation culturelle qui viendrait soutenir, sur le MidWest, des projets culturels ayant une dimension franco-américaine. Laurent Maillaud et moi-même espérons progresser sur ce sujet au cours de l’année 2008 et nous accueillons pas avance favorablement les suggestions ou les idées que vous pourriez avoir.

Je voudrais, en conclusion, vous redire ma conviction que dans le nouveau et favorable contexte de la relation franco-américaine, Chicago et le MidWest ont une place importante à tenir. Il est important pour nous, Français, de mieux connaître le MidWest car c’est le cœur de l’Amérique, le détenteur de certaines de ses valeurs les plus profondes. Il est aussi utile, et même nécessaire, de bien expliquer à nos interlocuteurs le potentiel politique, économique, technologique et culturel d’une coopération plus poussée avec la France. Vous avez, ici, un rôle essentiel à jouer. Le consulat et moi-même sommes à votre disposition pour examiner tout projet ou prendre toute initiative qui nous permettrait d’aller de l’avant dans l’approfondissement de la relation franco-américaine.

Bonne année 2008 à tous. Qu’elle soit placée sous la signe de la paix, de l’entraide entre les peuples, et de la protection des ressources de notre planète. Vive la France, vive les Etats-Unis et vive l’amitié franco-américaine !

Dernière modification : 11/02/2009

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