Presentation des voeux 2009 du Consul général

Le 21 janvier 2009, M. Jean-Baptiste Main de Boissière, Consul général de France à Chicago, a présenté ses voeux aux membres de la communauté française, franco-américaine et américaine du Midwest.

Chers amis Américains, chers compatriotes, chers collègues,

C’est pour moi et pour mon épouse Béatrice un grand plaisir que de vous présenter, pour la deuxième année consécutive, nos vœux les plus sincères et les plus chaleureux pour la nouvelle année. Je vous souhaite, à tous et à toutes, une excellente année 2009. Qu’elle vous apporte, ainsi qu’à vos proches, santé et bonheur, et qu’elle voie la réussite de vos projets.

Si vous me le permettez, j’étendrai volontiers ces vœux individuels à nos institutions franco-américaines de Chicago : l’Alliance française, la Chambre de commerce franco-américaine de Chicago, le Lycée français, l’école franco-américaine de Chicago, le Groupe professionnel francophone. J’admire votre dynamisme, votre enthousiasme, l’esprit dans lequel vous travaillez. L’image que vous donnez de la communauté franco-américaine de Chicago est en tout point édifiante.

Je voudrais aussi adresser mes vœux aux deux institutions représentant les Français de Chicago : l’UFEC et l’ADFE. Vous contribuez de manière remarquable à l’animation de notre communauté et vous êtes, pour le consulat, des partenaires fiables et disponibles, malgré vos emplois du temps chargés. A cet égard, j’observe que la communauté française a connu ces deux dernières années une croissance significative, signe de son dynamisme. Il y avait 7886 Français inscrits au consulat en 2006. Il y en a maintenant près d’un millier de plus (8723 exactement).

Il est impossible d’aborder 2009 sans revenir sur l’année charnière qu’a été 2008 pour les Etats-Unis, et dans une large mesure pour le monde.

Deux bouleversements majeurs ont marqué l’Amérique. La crise économique et financière d’une part, l’élection de Barack Obama, le premier afro-américain à accéder à la maison blanche d’autre part. Nous avons vécu de manière privilégiée, ici à Chicago, cet événement exceptionnel.

Deux enseignements peuvent être retenus de ces grands changements. Le premier est que les modes de financement et de régulation de nos économies vont devoir évoluer radicalement. Le second est que les Etats-Unis veulent changer leur rapport au monde. L’élection de Barack Obama signifie qu’une partie du chemin a déjà été parcourue.

L’année 2008 a également été une année importante pour la France. Notre pays a confirmé qu’il était bien engagé sur la voie du mouvement et de la rénovation. La politique de réformes a été poursuivie. Nos autorités ont réagi avec détermination à la crise financière et à ses répercussions sur l’économie. Elle l’ont fait en concertation étroite avec nos partenaires européens. Mieux, et comme l’a souligné le Président de la République lors de ses vœux aux Français, la France, au cours de la présidence française, a joué un rôle essentiel pour éviter que les différents pays ne réagissent de manière dispersée à la tourmente économique et financière.

Sur le plan diplomatique, de nombreuses initiatives ont été prises par notre pays : création de l’Union pour la Méditerranée, médiation entre la Géorgie et la Russie dans la crise de cet été, efforts du Président Sarkozy pour mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Ces initiatives, largement couronnées de succès, ont confirmé la capacité d’initiative de la France. Elles ont montré aussi que l’Europe pouvait être, sur la scène politique internationale, un acteur majeur, un partenaire incontournable.

En quelques mois, le contexte international a donc beaucoup changé. La nouvelle donne offre, pour la relation franco-américaine, de grandes opportunités. Notre image aux Etats-Unis est redevenue positive. Les Français, de leur côté, ont été enthousiasmés par la campagne et par l’élection de Barack Obama. Nous avons sans doute aussi mieux pris conscience de la similitude des défis que nous avons à relever.

Quelles conséquences pouvons-nous en tirer, pour ce qui nous concerne, ici à Chicago ? Avec modestie, je voudrais vous soumettre ici, trois réflexions.

La première est que nos valeurs républicaines restent d’actualité. Le modèle institutionnel français est toujours robuste parce qu’il fait une place importante à notre tradition de service public et à la dimension sociale - en un mot, aux valeurs collectives. N’hésitons pas à nous réclamer de ce modèle, sans contester, bien sûr, la nécessité de le faire évoluer.

La seconde est que, plus que jamais, l’amitié franco-américaine est un capital précieux dans lequel nous devons continuer à investir. Nous héritons cette amitié de l’histoire mais aussi des multiples liens humains, culturels et économiques qui se nouent spontanément entre Français et Américains. La francophilie si répandue dans le Midwest en est un magnifique exemple. Sachons utiliser ces liens pour travailler, ensemble, à rendre le monde meilleur.

La troisième réflexion part de la constatation que l’année 2009 sera une année très difficile sur le plan économique pour les ménages. A cet égard, et même si la situation diffère d’un Etat à l’autre, le Midwest ne sera pas épargné. Il faudra donc nous montrer très attentif à la situation de ceux de nos compatriotes qui connaîtraient des difficultés liées, notamment, à la dégradation des marchés de l’emploi, de l’immobilier et du crédit.

Notre consulat, pour ce qui le concerne, dispose d’un outil d’aide sociale sous la forme d’une enveloppe de quelques milliers d’euros. Cette enveloppe suffit à traiter les quelques cas qui se présentent chaque année mais ne fera pas l’affaire en cas de dégradation sérieuse de l’environnement économique.

C’est pourquoi je vous invite, en m’adressant plus particulièrement aux associations ici représentées, à examiner quelles initiatives pourraient être prises afin de compléter, le cas échéant l’action du consulat.
Statutairement, le consulat ne peut pas être associé à la gestion de fondations ou de structures privées. Il peut en revanche mettre à disposition de ces dernières son outil de communication ou encore des salles de réunion. Nous le ferons bien volontiers.

Permettez-moi, en conclusion, d’appeler votre attention sur un certain nombre de développements qui vont concerner la communauté française et plus généralement la coopération franco-américaine dans le Midwest en 2009.

Des élections vont se tenir en juin 2009 pour désigner nos représentants à l’Assemblée des Français à l’étranger et voter pour les députés européens. J’invite chacun à se mobiliser, et à mobiliser autour de lui, pour que la participation à ces élections soit la plus forte possible. Selon la formule consacrée, voter est un droit mais aussi un devoir. C’est vrai pour les Français de l’étranger comme pour les Français de France, puisque tout a été fait pour faciliter la tâche des premiers qui disposent d’une large palette de moyens pour effectuer leur devoir civique.

Le passeport biométrique va être introduit en 2009 dans la circonscription de Chicago et du Midwest. Cette introduction a fait l’objet d’une coordination au plan européen et vise à rendre plus fiable et plus fonctionnels les échanges d’informations administratives concernant les déplacements de personnes. Le consulat donnera en temps utile les indications concernant les modalité à suivre pour l’obtention du nouveau passeport.

Le dispositif de prise en charge des frais de scolarité va être étendu à partir de l’année scolaire 2009 – 2010 aux classes de secondes. L’ensemble des classes de lycée sera alors couvert par la prise en charge, conformément aux engagements pris par le Président de la République.

Différents dossiers vont enfin occuper ce consulat en 2009 :

- la poursuite des actions de coopération avec les écoles et universités de Chicago et du Midwest ;

- le renforcement des moyens alloués au Centre France Chicago, une fondation commune à l’Université de Chicago et au Ministère français des Affaires Etrangères. Le bilan de la fondation s’est avéré très positif tant dans le domaine scientifique que dans le domaine des humanités ;

- notre action de veille politique et de contacts avec des décideurs politiques, économiques, et sociaux du Midwest ;

- enfin la poursuite des dîners de business leaders que j’organise sur une base trimestrielle en coordination avec la chambre de commerce, la mission économique – Ubifrance de Chicago et les anciens des grandes écoles.

L’année sera chargée. Je vous la souhaite fructueuse à tous.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 10/02/2009

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