PATRICK BLANC, UN HOMME VERT A CHICAGO

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Botaniste et chercheur au CNRS, Patrick Blanc est l’inventeur du concept de murs végétaux.

Delphine Pontvieux
14 septembre 2011

L’Alliance française de Chicago s’est mise au vert jeudi dernier en accueillant le botaniste et paysagiste Patrick Blanc le temps d’une conférence intitulée "Vertical Gardens".

Cheveux teints en vert, ongles longs et vêtements bariolés, Patrick Banc ne passe pas inaperçu. Tout comme ses œuvres. Même si son nom n’est pas familier de tous, nombreux sont ceux qui ont eu l’occasion d’admirer ses œuvres d’“eco-art” aux quatre coins du monde, de l’Australie à l’Europe en passant par l’Asie et les Etats-Unis. L’extraordinaire façade tout en plantes du musée du Quai Branly à Paris ou encore la robe de mariée végétale qui a fait tourner les têtes du Tout-Paris au défilé de Jean Paul Gaultier, c’est lui.

Derrière cette apparence déjantée se cache un éminent botaniste, chercheur au CNRS, inventeur du "mur végétal", et spécialiste des plantes tropicales. Il a d’ailleurs récemment découvert une nouvelle espèce de plante lors d’un voyage aux Philippines qui porte désormais son nom, la Begonia Blancii. Les édifices sur lesquels il applique son art urbain sont tout aussi divers que variés : restaurant, centre commercial, ambassade, grand hôtel, musée, ou encore mur de parking lézardé ou triste pont chevauchant une autoroute.

Quel que soit le support, Patrick Blanc étonne en transformant des pans de béton en forêts tropicales luxuriantes. Et ce grâce à un procédé spécial qu’il a breveté et qui lui permet de faire pousser des plantes sur des supports verticaux. Les plantes sont irriguées par un système de pompes et de tuyaux d’eau enrichis de nutriments. "Au départ, je cherchais juste à trouver une solution naturelle pour faire pousser des plantes dans un environnement urbain ou l’espace est restreint.

C’est en tenant compte de ce facteur que l’idée de la culture verticale a pris tout son sens pour moi", explique Patrick Blanc lors de sa conférence. "Cela fait des années que je fais des murs verticaux, mais personne n’y voyait grand intérêt jusque dans les années 1990. Et puis, tout à coup, en 1994, on a découvert mon travail. Depuis, avec le retour au vert et le désir d’intégrer des espaces naturels dans les villes, je n’ai plus une minute à moi !"

Pour plus d’informations : Pour consulter ses déplacements : www.verticalgardenpatrickblanc.com

Dernière modification : 22/09/2011

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